La semaine dernière nous avions déjà parlé de l’alphabet de l’art contemporain dans un article. Aujourd’hui, découvrez la suite, de I à P.

I comme Illusion

Dans les arts visuels, divers effets ont été expérimentés afin d’induire des impressions ou illusions chez le spectateur. certains artistes travaillent l’illusion dans le mouvement. . Youri Messen-Jaschin utilise des lignes de couleurs tracées sur des matériaux jouant la transparence, reproduisent des structures cinétiques particulièrement subtiles qui mettent en relation l’abstrait et l’illusion d’une part et une démonstration psychophysiologique du mouvement d’autre part.

octavio ocampo

    Octavio Ocampo, les vieux et les mexicains

J comme Jeu

« L’art est un jeu d’enfant ». – Max Ernst. Bien que l’art contemporain soit tout ce qu’il y a de plus sérieux, les artistes n’en n’ont pas moins le sens de l’humour. Ils ont eux aussi le goût du jeu et savent transformer création en récréation. Le mouvement Dada a permis de poser les premières règles de ce jeu, remettant en question les conventions artistiques et prônant le “négativisme”. Le mouvement Fluxus à suivi de près tout comme l’Oulipo. Les jeux vidéo ne font pas exception et font le bonheur des artistes contemporains comme Julien Prévieux qui joue dans son musée du Bug sur la notion d’erreur.

halflife

  Julien Prévieux, Half-life 2,2012

K comme Koons

Il est le leader incontesté du marché de l’art contemporain. Koons est un plasticien américain, sculpteur de style kitsch néo-pop. Suivant tout d’abord une carrière de trader, Jeff Koons va par la suite mettre ses talents de financier au service de l’art. Sa production est très hétéroclite, et est constamment entre deux tensions, traite toujours de deux opposés, ce qui rend ses œuvres à la fois kitsch et uniques, populaires et érudites, faciles et en même temps complexes. Aujourd’hui ses oeuvres s’arrache à des prix fous ! Les celèbres Balloon Dog se vendre plus de 58 millions de dollars.

Koons rabbit

Jeff Koons, Rabbit, 1986

L comme Liberté guidant le peuple

Plus qu’un tableau, véritable symbole de révolte, ode à la République, ce tableau de Delacroix de 1830 est et restera indéfiniment contemporain. Et pour preuve, elle inspire les artistes actuels du monde entier, à commencer par Jonone. Le street-artiste a revisité la célèbre Marianne brandissant le drapeau français à coups d’aérosol. Un pari osé mais qui s’avère brillant : l’œuvre est aujourd’hui exposée au cœur d’une institution de prestige, l’Assemblée Nationale.

Jonone

JonOne, Liberté, Egalité, Fraternité, 2015

M comme Miroir

Omniprésent et omnipotent dans l’espace contemporain, le miroir se multiplie et démultiplie les regardeurs. Jouer avec le spectateur est une préoccupation inhérente à la création contemporaine. Bill Viola, Jeff Wall, Dan Graham, Olafur Eliasson, Michelangelo Pistoletto… exploitent ce pouvoir : un outil réfléchissant le réel pour mieux le déformer et le déstabiliser. Le trouble des sens procure une expérience vertigineuse.

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Anish Kapoor, Miroir inversé, 1997

N comme Néon

Le néon est plus branché que jamais ! Inventé en 1910 par le chimiste Georges Claude, le néon est un tube contenant du gaz qui se colore au contact de l’électricité. Depuis, il s’est largement répandu dans nos maisons, mais aussi sur les murs des musées et galeries. Focus sur la place du tube néon coloré dans l’art, de ses débuts à aujourd’hui ! Le néon révèle une autre facette et devient un outil de création à part entière, pouvant autant jouer sur les volumes que sur l’écriture.

romaric etienne

Romaric Etienne, Regarde les rire, 2015

O comme Orphisme

Il n’y a qu’un poète pour définir l’art avec autant de lyrisme et d’onirisme. C’est en 1912 qu’Apollinaire use de ce néologisme pour définir l’œuvre de Robert et Sonia Delaunay. Devant tant de couleurs chatoyantes, il parle d’un langage lumineux qui inonde leurs créations artistiques. Pendant du cubisme et de l’abstraction, l’œuvre de ce couple d’artistes est alors mis au rang de poésie.  

Sonia delaunay

Sonia Delaunay, Prismes Électriques, 1914

P comme Pipe

Voici ce qu’elle n’est pas, une pipe. Mais alors, que contemple t-on? Un tableau, une image, une représentation d’une pipe. Cet célèbre injonction du peintre soulève la différence entre l’image, l’objet et les mots. Le pouvoir sémantique sert ou dessert l’interprétation que l’on peut faire d’une image, d’une toile et de son contenu. En représentant de façon identifiable et réaliste un objet du quotidien et en affirmant qu’il n’est pas ce qu’on croit voir, Magritte remet l’art en question sans manquer de faire de l’humour.

Magritte

René Magritte, La trahison des images, 1928-1929

Retrouvez la suite dans un prochain article !

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